Résumé

Lettre à Sa Majesté Louis XVIII, sur la vente des biens nationaux… (1814)

Et certainement ils ne peuvent pas espérer qu'on les respectera plus qu'ils n'ont respecté ceux qu'ils expulsent, eux qui n'ont pour tout droit aux dépouilles de ces honorables infortunés que l'impudence avec laquelle ils se font un titre du désastre de gens de bien qu'on voulut punir de leur vertu, tandis qu'en les dépouillant à leur tour, on les punira de leur crime.
Source : Gallica

Lettre à Sa Majesté Louis XVIII, sur la vente des biens nationaux… (1814)

Aujourd'hui qu'il n'est plus, et qu'on n'a pas à craindre que le Gouvernement équitable qui nous est rendu reprenne son dévorant projet, il est question, dans la circonstance, pour les acheteurs , de faire de plein gré ce qu'il les aurait obligés de faire par force, de remplir un devoir de rigueur , de se mettre en paix avec euxmêmes, et d'avoir le courage de n'être pas les scandaleux receleurs de biens impudemment volés.
Qu'on veuille bien y faire attention : la fortune n'est rien pour l'autre monde, et il s'en faut de beaucoup qu'elle soit tout pour celui-ci.
Source : Gallica

Lettre à Sa Majesté Louis XVIII, sur la vente des biens nationaux… (1814)

Nous étions encore, en 1697, maîtres de faire la loi ; cependant l'article 46 de la paix de Riswick est encore plus explicite, il reconnoît le droit des émigrés sur leurs biens confisqués et vendus.
Et quels émigrés! même ceux qui ayant quitté leur pays par esprit de révolte, avoient marché contre lui dans les rangs ennemis!
Source : Gallica

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