Forêt royale

Définition et enjeux

Eugène Muller La forêt : son histoire, sa légende… (1878)

Dans ses hauts fourrés disparaîtraient les plus imposants cavaliers.
Il fait à lui seul la forêt aux branchages ténus, tout inondée de fleurs mignonnes, et peinte des plus vives, des plus tendres nuances. Ses cent espèces qui s'aiment, se cherchent, s'entremêlent, rendent diverse l'uniformité du paysage. Elles font alterner le bocage rose et le bosquet de pourpre, les myriades de blancs grelots et les foules de clochettes ponctuées d'or... Ce point du globe seul connaît cet aspect forestier.
Source : Gallica

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier Mademoiselle de Maupin (1834)

C’était une vraie forêt d’autrefois, avec de vieux chênes plus que séculaires et comme on n’en voit plus maintenant que l’on ne plante plus d’arbres, et qu’on n’a pas la patience d’attendre que ceux qui le sont soient poussés ; une forêt héréditaire, plantée par les arrière-grands-pères pour les pères, par les pères pour les petits-fils, avec des allées d’une largeur prodigieuse, l’obélisque surmonté d’une boule, la fontaine de rocaille, la mare de rigueur, et les gardes poudrés à blanc, en culotte de peau jaune et en habit bleu de ciel
Source : Wikisource

Portrait de Georges Clemenceau Georges Clemenceau Notes de voyage dans l'Amérique du sud… (1911)

C'est toujours la forêt dont les siècles ne se peuvent compter, ainsi que l'attestent les titanesques survivants des âges inconnus, mais la forêt éternellement jeune, dont aucune mesure de temps ne peut ralentir l'énergie. Des hautes architectures de troncs et de branchages, striés d'une gamme infinie de lumières, se succèdent dans les profondeurs, pour une nouvelle fête des yeux. Les lianes se jettent à l'assaut des branches, serpentent, se croisent en mille détours, tandis que des fûts légers s'élancent en pièces d'artifices pour éclater dans le ciel en bouquets de verdure fleurie.
Source : Gallica

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