Fulgence Girard

Résumé

Fulgence Girard Un corsaire sous l'Empire (1861)

Tous l'espéraient, Laumel lui-même, à qui Loïk avait à demi confié ses projets ; dans aucun cependant cette lenteur n'alluma l'impatience que le petit mousse sentait circuler dans ses chairs comme une séve de feu.
Sa bordée, la dernière du jour, fut enfin appelée dans l'entrepont; il respira plus à son aise ; arrivé au bas de l'escalier, il se retourna vivement à son nom prononcé à demi-voix :
— Loïk.
C'était Jules Serval qui l'appelait.
— Voilà, mon commandant ! fit-il en s'élançant vers lui le coeur battant de joie.
Source : Gallica

Fulgence Girard Un corsaire sous l'Empire (1861)

Ce fut sur ce bâtiment que le capitaine Jules jeta son dévolu, et il ne remit pas à plus tard qu'à la nuit suivante la tentative d'enlèvement qu'il devait diriger contre lui ; la marche de la Dorade se régla dès lors sur la sienne; la légère goëlette diminua sa toile, allanguit son sillage, n'ayant plus de souci que de maintenir en vue la lourde et puissante embarcation dont elle convoitait les richesses; tapie dans les plis de la houle, elle la suivait du regard, comme un épervier glissant dans les nues épie de ses yeux ardents le cygne ou l'oie sauvage sur lesquels il s'apprête à fondre.
Source : Gallica

Fulgence Girard Un corsaire sous l'Empire (1861)

Ce reproche sembla rendre Marie de Kernouville à elle-même.
— Vous vous méprenez, monsieur, lui répondit-elle avec une froide dignité. S'il y a quelqu'un ici qui puisse trahir son émotion, c'est vous, commodore, qu'aveugle en cet instant votre colère.
— N'essayez pas de diversion, mademoiselle, reprit sir Daniel Ross emporté par la violence de ses sentiments; elle ne vous réussirait pas plus qu'une négation précise, qu'une négation directe. Il y avait quelqu'un à l'instant avec vous, ici même, et ce quelqu'un était un ancien corsaire français, M. Jules Serval.
Source : Gallica

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