Résumé

Jean Jolivalt Lettres sur l'Empire et le plébiscite… (1870)

En effet, sans éducation l'homme est plus bas et plus malheureux que la bête; sans liberté il passe sa vie misérablement au fond d'un cachot ; sans égalité les méchants 'et les habiles font la loi aux bons et aux innocents ; sans fraternité la société reste toujours au fond une troupe de loups prêts à se dévorer l'un l'autre; enfin, sans travail, la nature nous refuse ses trésors et ses fruits et nous laisse mourir de faim et dénuement.
Source : Gallica

Jean Jolivalt Lettres sur l'Empire et le plébiscite… (1870)

Ce n'était évidemment qu'accroître le mal, les plaisirs, les bâtisses, le luxe, les fêtes n'amenant pas un sou en France, ne faisant pas produire un grain de blé, un brin d'berbe de plus à la terre, causant, chose fort grave, d'énormes gaspillages de temps, de ressources, l'anéantissement de richesses immenses, — les bonnes maisons démolies inutilement par milliers, — et enfin l'énervation des esprits, la corruption des moeurs en plein abaissement des caractères par le fait de plusieurs années de tyrannie.
Source : Gallica

Jean Jolivalt Lettres sur l'Empire et le plébiscite… (1870)

Répondez donc carrément non, le jour du plébiscite, NON de cette constitution qui parle deux ou trois fois du peuple quand le mot maître et empereur s'y lit trois l'ois par ligne, NON à plus forte raison de celle de 1852 qui nous enleva une constitution où l'on songeait au moins à nous et à la liberté.
La LIBERTÉ! Elle règne déjà ailleurs et fait merveille dans la grande République américaine qui luit comme un soleil à côté de notre vieux monde accroupi dans l'ignorance , la superstition et la tyrannie.
Et la FRATERNITÉ ! Le ciel goûté dès cette terre !
Source : Gallica

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