Amable-Félix Couturier de Vienne

Résumé

Amable-Félix Couturier de Vienne A S. M. l'empereur des Français… (1870)

Mais enfin, elle commençait à se lasser de ce régime qui l'étouffait ; elle commençait à s'apercevoir que l'Empire n'était pas toujours la paix ; que la prospérité, toujours croissante pour quelques-uns, était en définitive la misère pour tous ; et en effet, le seul grand homme du temps du fastueux Louis XIV, Vauban, l'a dit terre à terre : « La richesse d'un peuple se mesure sur le plus ou moins de facilités qu'il trouve à se procurer les choses de première nécessité. »
Source : Gallica

Amable-Félix Couturier de Vienne A S. M. l'empereur des Français… (1870)

A quoi bon mettre dans une constitution le conseil d'État ? Que le souverain appelle autour de lui les hommes les plus distingués, les plus indépendants pour former son conseil, c'est affaire à lui ; qu'il choisisse non ceux qui flatteront son amour-propre en partageant son avis ou en ayant l'air de se rendre vaincus par la force de ses raisons et par l'éclat de son éloquence
Source : Gallica

Amable-Félix Couturier de Vienne A S. M. l'empereur des Français… (1870)

Mais enfin, la France, tenue pendant dix-huit ans sous la machine pneumatique, avec une presse timbrée et muselée, avec un semblant de corps législatif n'ayant pas l'initiative, condamné à voter en bloc un budget sans pouvoir en retrancher un chiffre ; la France déploya une patience qui prouve bien qu'elle est la nation la plus facile à gouverner, pour peu qu'on l'amuse par des phrases : prospérité toujours croissante, honneur du drapeau, institutions que toute l'Europe nous envie, la première nation du monde, Paris capitale du monde, etc., et surtout qu'on lui fasse peur
Source : Gallica

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