Résumé

Antoine Clément Mémoire à Sa Majesté Napoléon III, empereur des Français… (1869)

Si la justice préside aux actes d'un gouvernement, les affections grandissent, les dévouements s'affermissent, la sécurité devient aveugle, et tous bénissent le chef de l'Etat qui la fait exercer avec une égale impartialité ; mais si l'injustice vient au contraire dépouiller les
citoyens de leurs propriétés, ruiner leurs espérances, affaiblir les sentiments de leur cœur, détruire en eux la confiance qu'ils doivent avoir au gouvernement, effacer leur - dévouement en leur arrachant des larmes de douleur, comment le chef de l'Etat ne perdrait-il pas leurs affections ?
Source : Gallica

Antoine Clément Mémoire à Sa Majesté Napoléon III, empereur des Français… (1869)

On ne veut pas entendre ce langage, la liberté de la presse est un grand bienfait, dit-on, et c'est vérité, mais à la condition que le journaliste qui expose ses principes politiques ne sera pas le despote de la pensée de ses abonnés. Un journal doit défendre le peuple et non ses intérêts privés; il doit être l'expression vraie des aspirations de ses lecteurs, et non-seulement des siennes propres ; il doit soutenir les intérêts du peuple, et non ceux d'un parti
Source : Gallica

Antoine Clément Mémoire à Sa Majesté Napoléon III, empereur des Français… (1869)

Un député, selon moi, est un fonctionnaire comme un ministre, comme un conseiller d'Etat ou comme un préfet, avec cette différence qu'il est élu par un certain nombre d'électeurs aveuglés, au lieu d'être nommé par le chef de l'Etat, Mais le souverain qui est l'expression de la volonté nationale librement exprimée par sept millions de votes, n'est-il pas plus à même de comprendre et de saisir les besoins et les intérêts du peuple qui l'a élu, qu'un député qui n'est que l'expression de douze à' quinze mille électeurs, illuminés par les artifices de la presse !
Source : Gallica

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