Mme de Montagu

Définition et enjeux

Auguste Callet Anne-Pauline-Dominique de Noailles… (1889)

A ces mots, Mme de Montagu poussa un cri, et serra son père dans ses bras en l'arrosant de larmes. C'est en vain qu'alarmé de sa douleur, il tenta de lui persuader, que le sacrifice n'était pas consommé et qu'il restait encore quelque espérance ; sa physionomie et son accent démentaient son langage. Mme de Montagu ne s'y trompa point et s'écria : « Mon Dieu ! mon Dieu ! soumettons-nous ! » puis elle ajouta, au milieu des sanglots qui la suffoquaient, qu'elle eût bien voulu être à la place de sa soeur aînée.
Source : Gallica

Auguste Callet Anne-Pauline-Dominique de Noailles… (1889)

Il manque toujours quelque chose à ceux qui sont dévorés comme elle de cette sainte et salutaire inquiétude de la perfection. Et néanmoins, tout en s'humiliant devant Dieu, Mme de Montagu aimait à s'approcher de lui, et elle s'en approchait avec confiante, sans éprouver ce trouble et ces terreurs qui tourmentaient sa soeur aînée.
Source : Gallica

Auguste Callet Anne-Pauline-Dominique de Noailles… (1869)

Mme de Montagu, de son côté, s'était approvisionnée de grains et de denrées que l'on cédait aux pauvres à bas prix ; elle occupait les femmes à coudre et à filer; elle les questionnait, car elle voulait tout savoir, afin de pouvoir tout soulager. Aussi les pauvres gens n'étaient-ils pas ingrats ; un postillon disait à un voyageur qui passait à Fontenay : « Vous ne connaissez pas Mme de Montagu? Eh bien ! c'est la plus honnête femme que deux yeux aient pu voir; elle est pour nous pire quune mère. »
Source : Gallica

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