Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 juin 1865

Quoi de plus touchant que ce billet de la vicomtesse de Noailles à ses trois enfans : « Adieu, Alexis, Alfred, Euphémie !... Souvenez-vous de votre mère, et que son unique vœu a été de vous enfanter pour l’éternité. J’espère vous retrouver dans le sein de Dieu, et je vous donne à tous mes dernières bénédictions. » Ne préférez-vous pas ce langage à celui de Charlotte Corday demandant à ses pareils et à ses amis de l’oublier ? La même femme d’ailleurs qui a versé des torrens de larmes en pensant à sa famille, à ses enfans, aura l’œil sec quand il faudra gravir les marches de l’échafaud.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 juin 1865

« Personne n’a le droit de se mettre seul, soit comme vengeur de la liberté, soit comme redresseur du destin, à la place de tout un peuple, presque à la place de l’histoire. Un coup de poignard est une usurpation. » Le meurtre de Marat, ce meurtre que Charlotte Corday dans sa prison avait appelé « la préparation de la paix, » n’eut d’autre résultat que de faire redoubler les cruautés des terroristes ; mais si la froide raison condamne Charlotte, assurément le cœur l’absout.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 juin 1865

Il est étrange qu’on ne veuille pas comprendre l’influence heureuse et on pourrait dire magique qu’un bon budget, un budget où la dépense serait couverte par une recette régulière et certaine, exercerait, non-seulement sur la sécurité politique, mais sur la prospérité des intérêts économiques du pays. Nous avons entendu depuis quelques années avancer mille absurdités sur les moyens d’animer les affaires industrielles : les uns attendent ce miracle de la baisse artificielle de l’intérêt, les autres de la création ou de l’action dirigeante de certaines sociétés de crédit.
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