Eugène Forcade, Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 juin 1865
“ Quoi de plus touchant que ce billet de la vicomtesse de Noailles à ses trois enfans : « Adieu, Alexis, Alfred, Euphémie !... Souvenez-vous de votre mère, et que son unique vœu a été de vous enfanter pour l’éternité. J’espère vous retrouver dans le sein de Dieu, et je vous donne à tous mes dernières bénédictions. » Ne préférez-vous pas ce langage à celui de Charlotte Corday demandant à ses pareils et à ses amis de l’oublier ? La même femme d’ailleurs qui a versé des torrens de larmes en pensant à sa famille, à ses enfans, aura l’œil sec quand il faudra gravir les marches de l’échafaud. ”
