Gaston de Ludre

Élements biographiques

Gaston de Ludre Napoléon IV, par le Comte G. de Ludre… (1868)

Je ne prétend pas que l'Empereur mort ou affaibli par l'âge, la France se hâtera de changer la forme de son gouvernement, substituera la République à l'Empire. Rien ne nous autorise, jusqu'ici, à le penser. Mais il est certain que l'abnégation dont la nation a fait preuve pendant quinze ans, cesserait ce jour-là inévitablement, et qu'une femme ou qu'un adolescent seraient mal accueillis, s'ils venaient dire à la nation : « Il n'y a rien de changé en France, il n'y a qu'un chiffre ajouté à la dynastie. »
Source : Gallica

Gaston de Ludre Charles X et ses nouveaux historiens… (1880)

C'est une terrible chose que d'avoir contre soi les consciences. M. de Polignac, par sa hâte maladroite, avait dressé contre la monarchie la conscience publique. Peu eût importé la victoire à ce point de vue. On pouvait balayer l'émeute, sabrer la populace, brûler la Charte dans les feux du bivouac, mais ce qu'on ne pouvait pas, c'était, la victoire remportée, recevoir l'étreinte de certaines mains loyales et amies. Tout autres eussent été les impressions des hommes dont je parle, des modérés, des royalistes, des pacifiques, si ces ordonnances eussent paru le lendemain du refus du budget.
Source : Gallica

Gaston de Ludre Napoléon IV, par le Comte G. de Ludre… (1868)

Ne sont-ce pas là des prérogatives considérables et des fonctions capables de tenter l'ambition la plus haute. Plus la responsabilité de ses actes sera acceptée par le souverain avec franchise et loyauté, c'est-à-dire, sans l'arrière-pensée d'un coup d'Etat, plus il aura vis-à-vis des Chambres, vis-à-vis du pays, le droit d'avoir une politique personnelle, un jugement propre, une initiative hardie.
Le Souverain sera constamment menacé, ditesvous—j'en conviens, et je crois qu'il est bon que le pouvoir ne vive pas dans une sécurité complète.
Source : Gallica

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