Han Ryner

Han Ryner

Résumé

Portrait de Han Ryner Han Ryner,  Prostitués

“ L’individualisme de Nietzsche, — bruit, agitation, tumulte, orgie, plus qu’harmonie, — est moins beau que le stoïcisme ou l’épicurisme. Sa métaphysique est fille de Hegel et de Darwin, de Platon et de Plotin. Mais il clame sa pensée en images si triomphantes, il la danse au rythme de symboles si bondissants et si vertigineux qu’elle semble la fiévreuse création de quelque dieu imprévu, Bacchus barbare, ivre de sa puissance, ivre aussi de ce qu’il a bu. Or ce qu’il a bu n’est pas du vin, mais je ne sais quelle essence formidable : de l’éternité condensée en instant. ”
Source : Wikisource

Portrait de Han Ryner Han Ryner,  Prostitués

“ Un baiser semble unir « la vie au rêve ». Mais ici, le plus faible des deux amants tremble de froid, de solitude invaincue et aussi, soudain, d’une présence effroyable et douce, de plus en plus envahissante, car
Tout rêve est un regard infini vers la mort.
Elle sentait bien, la pauvrette, que, malgré la main de pitié vague qui caressait sa main peureuse, le poète n’était plus là. Elle l’appelait inutilement ; elle cherchait en vain son regard. Lui, cependant, perdu dans un songe lointain,
Sur le fond de la nuit vit ces fresques mouvantes.
”
Source : Wikisource

Portrait de Han Ryner Han Ryner,  Prostitués

“ Son style est d’une beauté poétiquement féminine, à la fois large et précise. Ah ! la grâce flottante des draperies et le sourire lumineux des images. Geste toujours ému et émouvant, il dresse des pensées d’une noblesse hautaine, des sentiments d’un étrange et fiévreux stoïcisme. Sur le roc abrupt de l’individualisme, Jacques Fréhel apporte, lumière chaude et ardente couleur, je ne sais quelle grâce sauvagement fleurie. L’austérité puissante de cette bretonne est, telle une lande de son pays, toute brodée de l’or épineux des ajoncs, de l’améthyste tremblante des bruyères. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature