Morticoles

Définition et enjeux

Portrait de Léon Daudet Léon Daudet Les Morticoles

Je fus près de pleurer moi-même. Je compris en un éclair que toute la méchanceté des Morticoles repose sur un immense malentendu. Ils sont pareils à ces sauvages que des racines vénéneuses rendent à jamais féroces et sanguinaires. Leur racine, à eux, c’est la science.
Mme Sarah entra et considéra le moribond avec mépris et dégoût. Il réunit sa dernière énergie en quelques mots appuyés, solennels : « Il y a trop de choses entre nous... pour que tu puisses t’attendrir... D’ailleurs... tu es... cruelle... »
Source : Wikisource

Portrait de Léon Daudet Léon Daudet Les Morticoles

Quant à mon voisin de gauche, il s’était assoupi, et la surveillante rangeait les journaux illustrés qui traînaient sur ses draps. J’en regardai un. Les dessins représentaient notre quarantaine et la galère des Morticoles nous apportant des provisions. Le texte parlait de nous comme d’une race de demi-sauvages assez ancrés dans leurs préjugés ridicules. Les Morticoles manifestent, par leur presse, une sûreté et un contentement d’eux-mêmes extraordinaires. Ils se considèrent comme le premier peuple de la terre. Beaucoup de gravures traitaient d’hygiène et de nouveaux procédés médicaux.
Source : Wikisource

Portrait de Léon Daudet Léon Daudet Les Morticoles

Ainsi les Morticoles n’ont pas même épargné ce qui nous élève au-dessus de la vie, embrase les plus froides choses, fait à notre contact frissonner la nature entière : l’amour, transport des cœurs bondissants, des âmes inclinées, des corps rejoints et des mains en extase, ils l’ont accablé d’étiquettes honteuses, soumis à leur science imbécile.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature