Résumé

B Goyneau Discours pour la fête du 10 août… (1799)

Vous invoqueriez peut-être le nom usé de religion ! ignorez vous que toutes les religions de la terre n'ont lutté contre les tyrans que pour usurper elles mêmes la tyrannie , et jamais pour en affranchir les peuples? ignorez vous qu'une nation aussitôt qu'elle a perdu son indépendance, est pour le sacerdoce comme pour le dominateur , une proie qu'il ne partage, que lorsque ses forces sont insuffisantes pour la saisir et qu'il ne peut la garder pour lui seul ?
Source : Gallica

B Goyneau Discours pour la fête du 10 août… (1799)

On ne voulut point pardonner aux rois leurs projets ambitieux, parce- qu'ils vouloient les légitimer au nom d'une religion qui faisoit un devoir de la justice envers les peuples. La haine se versa également sur eux comme sur les ministres des autels, qui changeant de caractère pour changer de fortune, trahissant la cause du foible pour prendre celle du puissant, ne parlèrent plus à des usurpateurs que de leurs droits et point de leurs devoirs.
Source : Gallica

B Goyneau Discours pour la fête du 10 août… (1799)

Toujours armés pour la guerre et vivant dans les camps, la noblesse et son roi n'avoient aucun des vices qui se mêlent toujours aux bienfaits de la civilisation; alliant la rudesse à l'austérité des mœurs, ils avoient sû se faire pardonner leur rang et leurs privilèges par un peuple qui cultivoit son champ avec le sentiment de la sécurité que donne le courage qui protège.
Source : Gallica

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