Résumé

Qui a fait la France ? (1868)

Pendant ce temps-là, une femme héroïque, une princesse proscrite, errante, poursuivie par une armée, vendue par la trahison, s'occupait encore de ces limites du Rhin que la Restauration devait nous rendre au moment de sa catastrophe. Cette Maison de France, ces Princes de la branche aînée des Bourbons, ont l'âme si française que nos ingratitudes ne peuvent leur faire oublier les intérêts de la patrie; dans l'exil, comme sur le trône, dans l'infortune comme dans la prospérité, ils poursuivent du coeur, de la plume ou de l'épée l'oeuvre du passé et les destinées de l'avenir.
Source : Gallica

Qui a fait la France ? (1868)

La Restauration n'est pas venue dans les bagages de l'étranger, mais elle est accourue aux jours de nos malheurs pour relier l'avenir au passé, pardonner à toutes les erreurs, sauver toutes les gloires et réparer tous les désastres. La Maison de France n'avait jamais séparé ses destinées de celles de la nation ; elle rapportait de l'exil le même génie, le môme amour du pays, la même jalousie de nos droits et de nos libertés, la même fierté vis-à-vis de l'étranger. La Maison de France s'interposa entre l'Europe irritée et le peuple français.
Source : Gallica

Qui a fait la France ? (1868)

Voilà l'oeuvre de Louis XIV. Nous verrons bientôt si la révolution a eu cette fécondité conservatrice; nous verrons si le plus grand génie des temps modernes nous a laissé un héritage aussi solide.
Le règne de Louis XV est certainement, sous beaucoup de rapports, un des plus tristes de notre histoire. La corruption de l'intelligence et des moeurs, préparée par la régence du duc d'Orléans, est devenue effrayante, et nous n'essaierons pas de dissimuler que le monarque eut une trop large part à la démoralisation générale. Royauté, société, tout s'en va. C'est un siècle de décadence honteuse.
Source : Gallica

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