Résumé

Le spectre blanc (1872)

“ L'aimable oiseleur plume et mange la naïve pécore.
Ainsi fait-on avec vous, chauds partisans de la République; on cache avec des mots sonores, sous cette pelouse verdoyante, le piège qui vous est tendu comme tant d'autres... vous y serez pris, écorchés, mangés, peut-être. On fait scintiller à vos jeunes regards ces phrases à facettes qui reflètent les plus belles couleurs... Vous êtes sous le charme... Le ciel vous paraît empourpré des plus beaux feux de l'aurore.
”
Source : Gallica

Le spectre blanc (1872)

“ Pour symboliser cette grande et belle chose qu'on appelle la République, on montre aux regards fascinés des naïfs une jeune héroïne à l'attitude noble et souriante, couronnée de fleurs, d'épis dorés et de pampres verdoyants, à la main un caducée, symbole de la paix : parfois, on lui jette un bonnet phrygien sur la tète, un signe d'indépendance... puis sa magique devise : Liberté ! Egalité ! Fraternité !
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Le naïf est captivé... la flamme patriotique s'est allumée en son coeur, son imagination est exaltée... il a le délire de la chose.
”
Source : Gallica

Le spectre blanc (1872)

“ L'Empire agissait par la force, lui, emploie l'adresse et réussit mieux jusqu'ici...
Il ne veut pas combattre l'Assemblée qui est souveraine, il fait appel à son patriotisme, lui parle des malheurs de la France, s'apitoie sur le deuil de la patrie ; on dit même qu'il a versé des larmes... puis un appel chaleureux à l'union, au désintéressement ! à la prudence ! notre édifice social est si frêle, si chancelant, la moindre secousse peut l'ébranler...
”
Source : Gallica

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