Résumé

Portrait de Agénor Bardoux Agénor Bardoux Les dernières années de La Fayette… (1893)

Depuis le jour où il partit pour l'Amérique jusqu'à l'heure où il présenta au peuple le duc d'Orléans, sur le balcon de l'Hôtel de Ville, La Fayette ne se reprit pas. Toutes les générosités, il les eut, avec tous les enthousiasmes et toutes les vaillances ; il n'y a pas une noble cause qui se soit soulevée dans le monde, sans qu'il n'ait été à côté d'elle, ne se préoccupant jamais de savoir ce que dirait la froide raison ; plus friand de popularité que de pouvoir, il était tout à l'action
Source : Gallica

Portrait de Agénor Bardoux Agénor Bardoux Les dernières années de La Fayette… (1893)

Il vous a été dit et tous les amis de Manuel attesteront que, depuis le jour de sa retraite, jusqu'au dernier jour de sa vie, il a souhaité, espéré, voulu fortement, comme il
faut le vouloir, la liberté de sa patrie. Quant à nous, citoyens, c'est sur la tombe des fidèles serviteurs du peuple, qu'il nous convient de nous pénétrer de plus en plus de notre respect, de notre dévouement pour ses droits imprescriptibles, s'en faire le principal objet de nos plus vertueux, de nos plus énergiques désirs, le plus important de nos intérêts et le plus saint de nos devoirs.
Source : Gallica

Portrait de Agénor Bardoux Agénor Bardoux Les dernières années de La Fayette… (1893)

Vous savez, dit-il au prince en l'abordant, que je suis républicain et que je regarde la constitution des États-Unis comme la plus parfaite qui ait existé. Je pense comme vous, répondit le duc d'Orléans; il est impossible d'avoir passé deux ans en Amérique et de n'être pas de cet avis; mais croyez-vous, dans la situation de la France et d'après l'opinion générale, qu'il nous convienne de l'adopter? Non, répliqua La Fayette, ce qu'il faut aujourd'hui au peuple français, c'est un trône populaire, entouré d'institutions républicaines, tout à fait républicaines.
Source : Gallica

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