Résumé

Portrait de Agénor Bardoux Agénor Bardoux La jeunesse de La Fayette, 1757-1792 (1892)

Sans doute, c'était beaucoup aux yeux de la nation d'avoir battu les Anglais, sur terre et sur mer, pour la première fois depuis Louis XIV, et d'avoir pris ainsi la revanche de plus d'un siècle d'humiliation. Mais il y avait un autre sentiment dans les faveurs populaires: l'opinion publique sentait que La Fayette avait combattu et vaincu pour une cause noble et juste, la liberté d'un peuple, et elle espérait en tirer profit. C'était la Révolution qui revenait d'Amérique, et le général représentait à la fois les triomphes du présent et les espérances de l'avenir.
Source : Gallica

Portrait de Agénor Bardoux Agénor Bardoux La jeunesse de La Fayette, 1757-1792 (1892)

Parmi bien des choses déraisonnables, les parlements ont la bonne fortune de réclamer une assemblée nationale. Le gouvernement voit décliner le pouvoir de la couronne et cherche à le recouvrer en l'exerçant avec une sévérité dangereuse. Pour moi, je souhaite avec ardeur un bill des droits et une constitution, et je voudrais que la chose pût s'accomplir, autant que possible, d'une manière calme et satisfaisante pour tous.
Source : Gallica

Portrait de Agénor Bardoux Agénor Bardoux La jeunesse de La Fayette, 1757-1792 (1892)

Il voulut être plus simple, plus frugal, plus austère qu'aucun autre. Élevé mollement, il changea tout à coup de vie, et son tempérament se plia aux privations comme aux fatigues. Pour surcroît de malheur pour les États-Unis, tout un parti était hostile à Washington. Très attaché au général en chef, La Fayette ne balança pas. Il repoussa les avances des ennemis de ce grand citoyen. Il le voyait souvent. « Je n'ai pas cherché cette place, disait-il à La Fayette; si je déplais au peuple, je m'en irai, mais jusque-là, je résisterai à l'intrigue. »
Source : Gallica

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