Résumé

Léon Chotteau La Guerre de l'Indépendance (1775-1783… (1876)

Après l'avoir lu, aucun Français ne se sentira étranger aux États-Unis, Partout il trouvera le souvenir de Lafayette et de nos soldats. La plupart du temps, le voyageur, éloigné de son pays, éprouve de cruels moments de tristesse. Il est comme perdu chez un peuple qui ne parle pas la même langue que lui, qui nà ni ses idées, ni son passé, ni ses souvenirs; mais en Amérique, si la langue n'est pas la même, il y a les mêmes souvenirs et le même passé. Les États-Unis ne datent que d'hier; les demi-dieux de leur âge héroïque, c'est Washington, c'est Lafayette
Source : Gallica

Léon Chotteau La Guerre de l'Indépendance (1775-1783… (1876)

Le duc de Richmond répliqua : « Personne ne respecte plus que moi le grand nom de Chatham, mais ce nom ne peut faire l'impossible. Les choses n'en sont plus au point où le noble lord les a laissées en quittant le pouvoir. Alors, nous avions l'Amérique pour nous; aujourd'hui, nous avons l'Amérique contre nous ; alors, c'était la Grande-Bretagne et l'Amérique qui tenaient tête à la France et à l'Espagne; aujourd'hui, c'est la France, l'Espagne et l'Amérique qui se réunissent contre la Grande-Bretagne. »
Source : Gallica

Léon Chotteau La Guerre de l'Indépendance (1775-1783… (1876)

Il redoute « la vieille infatuation, la duplicité et la perfidie politiques de l'Angleterre ?. Il cite le mot du docteur Franklin : « Les Anglais sont incapables de continuer la guerre, et trop fiers Pour faire la paix. » Selon lui, malgré Rockingham et Carieton, ces deux sourires aimables de la Grande-Bretagne, les « efforts, loin de languir, doivent se ranimer plus que jamais; la défiance et la prudence ne peuvent nuire; trop de confiance et d'abandon perdra tout ».
Le dessein attribué à l'Angleterre d'isoler certaine
puissance par le traité de paix, n'est pas une invention chimérique.
Source : Gallica

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