Résumé

Le livre d'or de la famille Bonaparte… (1855)

Onze armées s'apprêtaient à porter la guerre au dehors pour l'épargner au sol français; dix royaumes rassemblaient leurs ressources pour écraser le géant révolutionnaire : c'étaient l'Autriche, la Prusse, l'Empire allemand, la Hollande, l'Espagne, le Portugal, les Deux-Siciles, le Saint-Siége, la Sardaigne, et au-dessus de tous, l'instigateur et le banquier des coalitions, la Grande-Bretagne.
Pour résister à tant de dangers, la Révolution s'était faite monarchie à son tour : elle avait abdiqué la souveraineté populaire, son immortel principe; le comité de salut public régnait sur la France.
Source : Gallica

Le livre d'or de la famille Bonaparte… (1855)

Et à Sainte-Hélène : « Si Saint-Jean d'Acre était tombée, je changeais la face du monde ! »
Non, Sire, votre fortune n'était pas là. Si le doigt de Dieu vous a arrêté sur cette route, c'est qu'il vous rejetait sur l'Europe par un autre chemin. Vous deviez changer la face du monde, mais non comme un conquérant vulgaire, comme un Alexandre qui se taille un empire à coups d'épée dans des régions perdues de la terre. La civilisation française, la démocratie organisée par les lois, l'hérédité du droit populaire, c'était là le monde nouveau, l'empire véritable auquel vous appelait la destinée !
Source : Gallica

Le livre d'or de la famille Bonaparte… (1855)

« Un Dieu est un monarque, dit l'archevêque de Turin, comme le Dieu des chrétiens est le seul digne d'être adoré et obéi; vous (Napoléon) êtes le seul digne de commander à des Français; par là cesseront toutes abstractions philosophiques, tout dépècement du pouvoir ; donnons pour garant de notre fidélité à César, notre fidélité à Dieu; ne cessons de le dire, le doigt de Dieu est ici; nouveau Mathathias, Bonaparte parut, dans l'assemblée du peuple, envoyé par le Seigneur...»
Source : Gallica

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