Résumé

O. d’Haussonville VIII. — Retraite du cardinal Consalvi

La France s’est-elle trouvée mécontente de ce qui s’est passé entre elle et le Vatican dans ces temps-là ? N’est-ce pas à Rome le même pape et le même ministre qu’alors ? D’où peut-il venir que ceux-ci aient pu changer leurs sentimens envers la France après s’être au contraire attachés à elle par des liens plus étroits, à savoir le concordat et le voyage du saint père à Paris ?... Les hommes les plus perdus dans l’opinion publique l’emportent aujourd’hui sur le gouvernement de sa sainteté et sur son ministère.
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O. d’Haussonville VIII. — Retraite du cardinal Consalvi

Un souverain catholique n’est tel que parce qu’il professe de se conformer aux décisions du chef visible de l’église et de le reconnaître comme le maître de la vérité et le seul vicaire de Dieu sur la terre. Il ne peut donc y avoir ni identité ni égalité entre les relations spirituelles d’un souverain catholique avec le chef de la hiérarchie et les relations d’un souverain temporel avec un autre... La seconde conséquence que votre majesté veut tirer de ces principes, c’est d’établir que tous ses ennemis doivent nécessairement devenir aussi nos ennemis.
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O. d’Haussonville VIII. — Retraite du cardinal Consalvi

Quand pour comble d’adversité le saint-père verrait se réaliser les menaces dont on veut l’effrayer, lié par ses sermens et par l’intérêt de la religion, il ne pourrait jamais renoncer aux droits de son siège. Il espère toutefois dans le secours du Seigneur et dans la droiture éclairée de sa majesté pour n’être pas réduit à cette triste extrémité ; mais si par les desseins impénétrables de Dieu il arrivait que la même main qui a relevé en France les autels et rétabli le libre exercice du culte s’appesantît sur son chef, le saint-père saura le souffrir en punition de ses péchés.
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