Résumé

Le duc d'Otrante , mémoire écrit à L****… (1820)

« N'espérez point, dit-il, qu'ils se corrigent : ce qu'ils entreprennent pour l'indépendance de leurs passions est, pour eux, vertu et liberté ; les moyens par lesquels ils menacent et épouvantent les états, leur semble des moyens propres à en préparer la force et les prospérités. » Il ajoute, en parlant des monstres signalés dans l'histoire sous le nom de septembriseurs : « Les remords ne peuvent effacer les souvenirs des homicides qu'ils ont commis ; la nation voit toujours leurs assassinats qui l'effraient, et ne peut lire dans leurs ames le remords qui pourrait la rassurer. »
Source : Gallica

Le duc d'Otrante , mémoire écrit à L****… (1820)

Ceux qui s'étaient le plus avilis devant Robespierre, ne trouvaient plus, après sa mort, de termes assez violens pour exprimer leur haine. Ou prétendait aussi, et je l'ai cru moi-même comme tant d'autres, que ce terrible énergumène avait constamment aspiré à la suprême dictature, qui tient, au lieu de sceptre, un glaive.
« Vous lui faites bien, de l'honneur, nous dit Fouché, de lui prêter des plans et des vues ; loin de disposer de l'avenir, il n'y pensait même pas ; il était entraîné, il obéissait à une impulsion qu'il ne pouvait ni suspendre ni diriger. »
Source : Gallica

Le duc d'Otrante , mémoire écrit à L****… (1820)

Dans ce partage de fonctions entre la police et la justice, les plus pénibles, sans doute, sont celles que la nature des choses décerne à la police ; mais les fonctions les plus rigoureuses sont celles qui ont les plus douces récompenses dans le coeur des magistrats qui vivent pour leur devoir et pour la patrie ; c'est lorsqu'ils s'immolent le plus, qu'ils jouissent davantage.
Source : Gallica

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