J. Abbot

Élements biographiques

J. Abbot,  La princesse Mathilde (Demidoff Bonaparte… (1870)

“ De plus l'amour éteint se change ordinairement en haine, ce ne fut pas le cas ici.
Le rôle que Mr. de Nieuwekerke a toujours joué auprès d'elle fut celui d'un ami sans jalousie. Elle le joua depuis lors envers son cousin.
C'est sans jalousie qu'elle voyait les amours de son cousin avec la belle Anglaise, morte-il y a quelques années à Bonn sur le Rhin presqu'en odeur de sainteté, et avec tant d'autres dames du grand monde, du demi-monde
et celles qui n'appartiennent à aucun monde, celles qui ne veulent être ni enceintes ni saintes — excusez ce mauvais calembourg.
”
Source : Gallica

J. Abbot,  Le prince Napoléon et le Palais Royal… (1865)

“ Dans les dix-sept ans qui nous séparent de la seconde république, les Français ont fait de grands progrès dans la vie politique. En comprenant le néant de certaines théories de Cabet, Proudhon, Raspail, Louis Blanc, ils ont appris, comme les abeilles, à séparer le miel du suc vénineux qu'on trouve souvent dans les mêmes fleurs.
Que le nom de leur gouvernement soit république, empire, royaume, les Français veulent la liberté de la pensée et de la conscience, ils veulent la liberté de pouvoir dire à haute voix ce qu'ils pensent, à ce qu'ils aspirent.
”
Source : Gallica

J. Abbot,  La princesse Mathilde (Demidoff Bonaparte… (1870)

“ Ceux qui vivent du luxe, s'habituent au luxe.
La gangrène gagne le société, les patrimoines disparaissent dans le gouffre que creuse le luxe.
Les grandes fortunes s'en vont, sans qu'il soit possible d'en amasser de nouvelles, car c'est l'économie et non pas le luxe qui amasse les fortunes.
Pour combler le déficit on joue un jeu effréné et immoral à la bourse, mais elle n'est plus la mine d'or et inépuissable qu'elle était autrefois.
Car la confiance a disparu.
Les enfants payeront pour les fautes de leurs pères.
Un triste avenir attend Paris.
”
Source : Gallica

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