Louise-Félicité de Keralio,
Amélia et Caroline, ou L’amour et l’amitié
“ Eh bien, lui dit-il, jeune homme, Amélia est sortie de ces murs ! pendant le combat, on l’a dérobée à la vigilance du gouverneur. — Amélia est libre ! Ô Dieu ! que ton nom soit béni, dit-elle en fléchissant un genou et levant ses mains vers le ciel ! je mourrai contente. — Pourquoi mourir à la fleur de votre âge ? vous pouvez servir votre patrie. — Moi, Milord ! Ah ! laissons les vains déguisements... Vous me connaissez, et je connais aussi le sort qui m’attend. ”
