Louise-Félicité de Keralio

Élements biographiques

Portrait de Louise-Félicité de Keralio Louise-Félicité de Keralio Amélia et Caroline, ou L’amour et l’amitié

Jeune homme, lui dit-il, d’un ton sévère, est-ce ainsi que vous traitez un bienfaiteur, un ami ! Ne savez-vous pas que vous devez tout à sir Henry Claypole, et à la divine Amélia ! — Vous êtes sir Charles Goring, s’écria Claypole, et vous imaginez que je vous ai enlevé votre Caroline ! — Il est vrai, la renommée m’a appris ce que vous avez fait pour elle, ce qu’elle a fait pour vous, et j’ai cru que l’amour seul pouvait inspirer tant d’héroïsme. — Et vous avez douté répliqua sévèrement le vieillard, de celui de l’amitié ! Rougissez, sir Charles, de ne pas croire à la vertu !
Source : Wikisource

Portrait de Louise-Félicité de Keralio Louise-Félicité de Keralio Amélia et Caroline, ou L’amour et l’amitié

Amélia n’a rien à craindre de cette malheureuse fille qui, pour sortir ou d’Angleterre ou d’Écosse, invoquerait en vain toutes les puissances humaines. Rassurez-vous : pourvu que milord protecteur ne soupçonne ni vous ni moi d’avoir participé à l’évasion de ma fille, je ne puis que m’en réjouir, et je vous exhorte à rasseoir vos esprits.
À ces mots il la quitta, sans faire pour cette fois beaucoup d’attention à ses larmes, la liberté de sa fille ayant porté dans son cœur paternel le calme d’une joie pure. Mais l’âme d’Adelina n’était pas faite pour la goûter.
Source : Wikisource

Portrait de Louise-Félicité de Keralio Louise-Félicité de Keralio Amélia et Caroline, ou L’amour et l’amitié

Amélia ne rejoignit sa belle-mère qu’à l’heure du repas le plus solitaire qu’elles eussent fait depuis long-temps. D’abord, silencieuse et pensive, elle parla peu ; et Amélia, dont l’âme tranquille se reposait sur le bien qu’elle avait opéré, eut tout le temps de se préparer à n’être cause ni des reproches, ni des questions, ni des emportements, si tout cela était survenu. Milady la considérait d’un air plus craintif que le sien, non qu’Amélia n’eût quelque inquiétude ; mais grande est la différence entre la crainte de quelqu’un qui a rempli un devoir, et les terreurs d’une âme coupable.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature