Émile Zola,
Nana
(1880)
“ Fauchery était de plus en plus remué par les rires de la comtesse Sabine. Comme il lui passait une assiette de fruits, leurs mains se touchèrent ; et elle le regarda une seconde d’un regard si noir, qu’il pensa de nouveau à cette confidence reçue un soir d’ivresse. Puis, elle n’était plus la même, quelque chose s’accusait davantage en elle, sa robe de foulard gris, molle à ses épaules, mettait un abandon dans son élégance fine et nerveuse. Au sortir de table, Daguenet resta en arrière avec Fauchery, pour plaisanter crûment sur Estelle, « un joli balai à coller dans les bras d’un homme. » ”
