Émile Zola,
Nana
(1880)
“ Il était bête, avec ses grandes pièces dorées. Dans son coup de tendresse pour Fontan, elle rêvait d’une jolie petite chambre claire, retournant à son ancien idéal de fleuriste, lorsqu’elle ne voyait pas au delà d’une armoire à glace en palissandre et d’un lit tendu de reps bleu. En deux jours, elle vendit ce qu’elle put sortir, des bibelots, des bijoux, et elle disparut avec une dizaine de mille francs, sans dire un mot à la concierge ; un plongeon, une fugue, pas une trace. Comme ça, les hommes ne viendraient pas se pendre après ses jupes. Fontan fut très gentil. ”
