Paul Albert, La littérature française au dix-septième siècle (1874)
“ Lorsque Mirabeau prit la parole à l'assemblée nationale, il ne fut d'abord que le continuateur de ces hommes courageux qui avaient plaidé pour les Calas, les Sirven, les Labarre, les Lally Tollendal, qui avaient signalé un à un tous les abus du pouvoir arbitraire, toutes les iniquités de l'état social, les Voltaire, les Élie de Beaumont, les La Chalotais, les Linguet, et Beaumarchais lui-même, un des derniers venus, non le plus irréprochable assurément, mais le plus passionné peut-être, et celui qui sut le mieux se faire entendre. Au moment où il prend la plume, il se sent perdu. ”
