Frantz Funck-Brentano et Paul d’Estrée

Élements biographiques

Frantz Funck-Brentano et Paul d’Estrée Revue des Deux Mondes

Le talent de l’écrivain a fini par nous habituer à son personnage ; il nous l’a imposé à force de verve, d’esprit et de gaîté. Et nous ne nous demandons pas ce qu’il peut y avoir d’étrange dans ce valet de chambre, barbier et chirurgien, qui fait des vers et, au moment même où le rideau se lève, chantonne gaîment, un papier et un crayon à la main :
Le vin et la paresse Se partagent mon cœur, Si l’un a ma tendresse...
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Frantz Funck-Brentano et Paul d’Estrée Revue des Deux Mondes

« Ordinairement un laquais du bon ton, dit Mercier, prend les mœurs de son maître, son geste, ses manières ; il porte la montre d’or, des dentelles... » Le maître, dit le même Mercier, entretient une comédienne, le laquais une petite marchande de modes : le laquais est mieux partagé.
« Le valet de chambre d’un homme en place, observe encore Mercier, jouit quelquefois de 40 000 lb. de rente. Il a lui-même un valet de chambre, lequel en a un autre sous ses ordres. »
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Frantz Funck-Brentano et Paul d’Estrée Revue des Deux Mondes

« Ce n’est point le nommé Lejeune, valet de chambre de M. d’Argental, qui fait les nouvelles à la main ; c’est le nommé Gillet, valet de chambre de Mme d’Argental, qui lui permet d’en faire seulement pour la province et non pour Paris, sur une copie que Mme Doublet donne à Gillet, qui retire six livres par mois de ceux qu’il fournit. »
Gillet emploie un commis, Bassan de Beaumont, qui bientôt en profite pour tirer, des « mémoires » qui lui passent sous les yeux, d’autres nouvelles dont il est seul à avoir le profit.
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