Auguste de Bracevich

Élements biographiques

Auguste de Bracevich,  Une année à Paris. Volume 1 (1842)

“ Parmi ces dernières, qui paraissaient toutes neuves, Arthur en remarqua une beaucoup plus grosse que les autres, noircie par la poudre et toute éraillée; il la prit et, l'approchant de la lumière, il observa qu'elle était aplatie d'un côté, comme si elle s'était trouvée en contact avec un corps dur.
— C'est là une bien grosse balle, capitaine, et plus propre, je pense, au canon d'un mousquet qu'à celui d'un pistolet; le pauvre diable qui l'a reçue a dû s'en souvenir.
— Ah ! dit O'Sullivan, il n'a pas survécu à
sa blessure.
”
Source : Gallica

Auguste de Bracevich,  Raison et patriotisme, par Auguste de Bracevich (1840)

“ Mais Dieu avait décidé que nous perdrions la journée, et soudain, comme les héros d'Homère, nos soldats sont saisis d'une terreur panique, les armes leur tombent des mains. Pour la première fois, ils oublient que sur le champ de bataille on doit vaincre ou mourir; ils se croient trahis ; ils cessent de combattre. Le grand capitaine les voit se retirer en désordre et s'écrie avec désespoir : Ils sont mêlés!... Alors l'Anglais s'avance; il s'empare du terrain qu'on lui cède; il croit l'avoir conquis; il s'imagine être vainqueur; il chante son triomphe... Nous avons cent victoires ! ”
Source : Gallica

Auguste de Bracevich,  Une année à Paris. Volume 1 (1842)

“ N'en parlons plus, dit Adeline ; puis elle ajouta : Passons dans la salle du bal.
Et quittant le sofa sur lequel ils étaient
assis, ils traversèrent la salle de jeu. Delmaine regarda inutilement de tous côtés pour tâcher d'apercevoir son ami. Incapable de surmonter la tristesse qui s'emparait de son cœur, il chercha à s'étourdir par les plaisirs de la walse, et il y réussit ; car dès qu'il eut enlacé dans ses bras la taille svelte d'Adeline, qu'il eut senti sa main serrée dans la sienne, il ne rêva plus qu'aux délices d'un amour heureux.
”
Source : Gallica

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