Léo-Paul Desrosiers

Résumé

Léo-Paul Desrosiers Iroquoisie/Tome I

Les cabanes huronnes n’ont pas de fenêtres ; ce sont de vastes caravansérails qu’aucune cloison ne divise, où de nombreuses familles vivent dans une promiscuité grouillante. Les Jésuites se tiennent auprès des malades et des morts ; ils se transportent d’un chevet à l’autre, d’une cabane à l’autre, d’un village à l’autre, dans leurs efforts pour soulager cette immense misère. Les Français, comme les Européens, connaissent peu de remèdes efficaces ; les Hurons, moins encore. Ils sont pris au dépourvu par ces maladies étranges que leur apporte soudain la civilisation.
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Léo-Paul Desrosiers Iroquoisie/Tome I

La Confédération iroquoise, dès ce moment, est une menace grave contre l’existence même de la Nouvelle-France.
Encore en 1627, Champlain mettait sa confiance dans une paix entre ces vieux ennemis. Après le meurtre de Pierre Magnan, et des trois Français du lac Saint-Pierre, il désespère complètement. Pourquoi ? Il ne le dit pas. Mais une politique de paix est essentiellement fragile. L’une et l’autre partie, bien plus, les individus de l’une et de l’autre partie, peuvent la briser pour un caprice ; ces peuples n’ont ni le caractère, ni les institutions nécessaires à une paix durable.
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Léo-Paul Desrosiers Iroquoisie/Tome I

Recevant avis qu’un parti iroquois vient attaquer la bourgade Saint-Joseph, de jeunes guerriers montent la garde toute la nuit, dans les galeries, au haut des palissades. Ils chantent à tue-tête, la forêt retentit de leurs clameurs. Mais au matin, leur ardeur se calme en même temps que leur vigilance. Tous ces cris ont attiré des Iroquois qui rôdent dans les alentours.
L’un d’eux grimpe à la galerie comme un écureuil, il trouve deux Hurons endormis ; il fend la tête à l’un d’un coup de hache, il précipite à bas le second et ses compagnons le scalpent.
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