Charles Canivet

Résumé

Charles Canivet Les colonies perdues (1884)

Les Anglais, comme Dupleix, avaient entrevu l'avenir, et le jour où ce terrible adversaire disparut, après avoir rétabli sa fortune à force d'énergie et de génie, ils durent tressaillir d'aise et considérer l'Inde comme une terre désormais acquise.
Ne dirait-on pas qu'il y a, dans la vie des peuples comme dans la vie des hommes, des coïncidences bizarres? Cette perte du Canada et cet abandon de l'Inde conquise par un seul homme, comme l'autre colonie avait été défendue par Montcalm, jusqu'à la mort, n'y a-t-il pas là matière à dissertations pour les penseurs et les philosophes?
Source : Gallica

Charles Canivet Les colonies perdues (1884)

Il n'y a pas plus de patriotisme chez elle que de prévoyance à Versailles. Les vaisseaux en route pour l'Inde sont tous des vaisseaux anglais. Un éclair seulement de bon sens chez ces impardonnables aveugles, et l'Inde était à nous pour jamais. En Angleterre, ne craignons pas de le dire, car ces choses-là sont à la gloire d'un peuple, Dupleix serait enseveli à Westminster et aurait partout des statues. En France, c'est à peine si l'on connaît le nom du grand homme qui succomba, pauvre et presque méprisé, sinon condamné, pour avoir voulu donner un empire à son pays.
Source : Gallica

Charles Canivet Les colonies perdues (1884)

Merveilleux patrimoine que le méprisable Louis XV perdit lâchement.
Mais c'est au Canada, dans, la ville de Québec, qu'était le centre de notre influence commerciale et de notre action militaire. C'est là que notre civilisation était bien assise; c'est là que nos moeurs s'étaient répandues, que nous avions fondé un établissement solide et véritablement florissant. L'immense Louisiane, qui, comme nous l'avons dit plus haut, comprenait les fertiles vallées du Mississipi, du Missouri et de l'Ohio, était comme une annexe du Canada auquel elle se reliait par une ligne de postes militaires.
Source : Gallica

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