Marius Jacob,
Souvenirs d’un revolté
“ Un pauvre bougre qui, poussé par le besoin, commet un acte de révolte, en cambriolant dix francs à un riche, avec les circonstances aggravantes, est condamné aux travaux forcés, au bagne. C’est un bandit. À l’un les plaisirs, la richesse et le pouvoir. À l’autre la souffrance, la misère et l’infamie. Bien plus. L’honnête homme peut-être nommé juré et envoyer au bagne le bandit. Quelle belle justice ! Ô égalité des égalités !— Mais voyons ; il faut des lois pourtant, m’interrompit M. Callet qui n’avait encore rien dit jusque là. Sans lois il n’y a pas de société possible. ”
