Résumé

Portrait de J.-E. Planchon J.-E. Planchon La Truffe et les truffières artificielles

Une truffe ou un caillou. C’est l’alternative de cette pêche aventurée. Quant aux mouches indicatrices, le truffier habile en connaît les allures et sait les mettre à profit avec cette sûreté de coup d’œil qui de tout temps et dans tout pays a distingué le chasseur. Qu’il s’agisse des hélomyzes, mouches à vol lent et lourd, on les voit volant autour de la truffière, voletant ou marchant sur le sol ou sur les touffes de chênes kermès : le truffier rapproche la tête du sol, et, d’un regard embrassant la zone inférieure de l’atmosphère, voit se balancer les essaims voltigeans des sciara.
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Ici donc s’ouvre une phase heureuse dans l’histoire de la truffe : c’est la récolte avec ses incidens variés, la vente avec ses habiletés et ses ruses, puis le commerce lointain avec ses visées ambitieuses, enfin le but où convergent tant d’efforts, la gastronomie apportant au monde entier, sous le couvert de volailles et de pâtés succulens, comme un étrange parfum du sous-sol de la Provence, du Languedoc, du Quercy, du Périgord et du Poitou.
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Le porc du reste, tel que les truffiers l’emploient, n’est pas l’animal obèse qui fait l’orgueil des éleveurs. Maigre et leste, il trotte allègrement devant son maître, si bien que le docteur Gubler l’appelle pittoresquement porc de course, et le docteur Maure cochon lévrier. Arrivé sur le lieu de ses recherches, il flaire le sol, s’arrête à l’endroit où la truffe mûre à point se trahit par son arôme, et là commence une scène originale où l’homme et la bête ont chacun leur part de sagacité.
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