Jean-Jules Beauverie

Résumé

Jean-Jules Beauverie Étude sur le champignon des maisons… (1903)

Voici la méthode que préconise Marpmann 1. On procède d'abord comme nous venons de le dire, on place ensemble des fragments de bois sains et de bois altérés dont on veut déterminer le champignon qui les atteint, dans une atmosphère très humide, on les arrose d'urine. Dans l'intervalle d'un jour à une semaine, on voit apparaître des filaments myceliens qu'il est facile de saisir et d'ensemencer sur un milieu constitué par de la gélatine additionnée de peptone et d'urine, où l'accroissement se fait rapidement. Il est possible d'obtenir ainsi le mycelium à l'état pur.
Source : Gallica

Jean-Jules Beauverie Étude sur le champignon des maisons… (1903)

Cette question de l'alimentation nous conduit à parler de la Culture du Merulius, dont l'étude comporte d'abord l'examen de la question de la Germination des Spores. Les spores germent très difficilement ou pas du tout soit, dans l'eau, soit dans le jus de fruit, soit dans la gélatine additionnée d'autres substances, comme le jus de fruit, la coniférine, le tanin et les résines. La germination est difficile à obtenir, même sur bois frais ou sec, placé dans une chambre humide, à la lumière ou à l'obscurité.
Source : Gallica

Jean-Jules Beauverie Étude sur le champignon des maisons… (1903)

Dans les filaments mycéliens qui se trouvent dans le bois, le protoplasma émigre toujours vers l'extrémité en voie de croissance, tandis que le reste du filament se vide et meurt. C'est vers cette pointe que se porte toute l'activité vitale du champignon : là, il sécrète les diastases, grâce auxquelles il désorganise les parois ligneuses et pénètre dans l'intérieur des vaisseaux et des fibres. Il peut arriver que l'on ne trouve plus le mycelium dans le bois désorganisé, mais il ne faut pas s'y méprendre et conclure de cette absence que le champignon n'y a jamais existé.
Source : Gallica

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