Résumé

Joseph Beauverie Études sur le polymorphisme des champignons… (1900)

Jamais on avait été aussi loin dans la voie du polymorphisme illimité, sauf peut-être Pouchet qui l'étendait jusqu'aux Fougères. Quand on sème le Mucor romanus sur des fèces, les formes qui apparaissent sont celles de Botrytis.
Ce Botrytis, semé sur orange, ne redonne jamais le Botrytis mais un mycélium mucoréen et des fructifications de Mucor ou de Pénicillium : « On ne peut se lasser de répéter l'expérience pour se procurer le bonheur de contempler à loisir une pareille métamorphose. Le fait est tellement palpable qu'il crève les yeux. Le nier, c'est nier la lumière du soleil. »
Source : Gallica

Joseph Beauverie Études sur le polymorphisme des champignons… (1900)

COMPOSITION CHIMIQUE DU SUBSTRATUM. - Le champignon s'est développé à des degrés divers, sur liquide de Raulin, sur des milieux azotés organiques comme : peptone, albumine, eau de levure ; ou de nature minérale : comme solutions d'azotate ou tartrate d'ammoniaque : sur des substances hydrocarbonées, telles que amidon, dextrine, glucose, lévulose, etc.., sur jus d'orange, de pruneau, sur pomme de terre ou carotte, sur solutions nutritives à azote exclu.
Source : Gallica

Joseph Beauverie Études sur le polymorphisme des champignons… (1900)

On se demande si les animalcules infusoires sont compris dans le cycle d'évolution de la levure ! Si la levure peut provenir de toutes sortes de moisissures, elle dérive surtout du Penicillium glaucum ou de YAscopohora Mucedo, qui sont des Hyphomycètes les plus répandus et les plus abondants dans le voisinage de l'homme, sous tous les climats, et qui, se développant sur des milieux très différents et dans presque toutes sortes de conditions, possèdent une amplitude de végétation extraordinaire.
Source : Gallica

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