Puérpé

Définition et enjeux

Une Poignée de verges ; par un filleul de Timon

“ LE CARDINAL, (bas, du Pape.) —Il est adorable.
LE PAPE. — N'est-ce pas ?
LE PRINCE. — Victor-Emmanuel, vous êtes une des erreurs de mon père.
LE ROI. — Ah ! votre père ! Suis-je la cause de toutes les sottises qu'il a faites? du vertige de son orgueil, de sa campagne de Sedan?
LE PRINCE. — Insulte mon père, âme ingrate ; insulte l'homme à qui tu dois la fortune, et sans lequel tu ne serais rien.
LE ROI. — Cesserez-vous ?
LE CARDINAL, (bas.) — Hein, Saint-Père ?
LE PAPE, (bas.) — Il me ravit. Mais la querelle devient trop vive. (Haut) . Avez-vous dîné, mon filleul?
”
Source : Gallica

Une Poignée de verges ; par un filleul de Timon

“ LE PRINCE —Mon parrain...
Je fais sourire votre sainteté.
LE PAPE. — Employez ce terme d'affection, tout à votre aise, mon filleul,
LE PRINCE. — Maman se porte aussi bien qu'on peut le faire, après une semblable secousse ; son âme est forte.
LE PAPE. — Ho je le sais !
LE PRINCE. — Je vous apporte une lettre d'elle! Elle vous fera pleurer, mon parrain. Elle m'en a donné connaissance. Elle recommande la France à vos prières si puissantes! Pauvre mère ! Elle a deux passions dans l'âme, la France, son fils ! Et même, les deux n'en font qu'une.
”
Source : Gallica

Une Poignée de verges ; par un filleul de Timon

“ LE PRINCE.—Jusqu'à ce qu'il cède, mon parrain.
LE PAPE. — Mon cher enfant, la France n'aime pas les régences,
LE PRINCE.—Les régences! Je suis majeur. La majorité des rois de France était l'âge de quatorze ans; j'en ai seize. Est-ce que je n'aurais pas un guide? Tout à l'heure, mon parrain, vous disiez de maman, et vous jugez si ces paroles ont résonné dans mon coeur, que c'est une pieuse et digne femme. Elle est bien autre chose, ma mère. Elle est une femme supérieure, une intelligence rare. Ce serait une Blanche de Castille.
LE PAPE. — Et vous seriez un saint Louis.
”
Source : Gallica

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