Résumé

Abbé Roux Gloire à Marie, protectrice de la France… (1872)

L'écrivain avait une mission sainte et grande, faire descendre la vérité dans les masses, et leur inspirer l'amour du bien. De cette mission il a fait litière et l'a foulée aux pieds en vendant sa plume au plus offrant. Au lieu d'élever le peuple à soi, il descend jusqu'à lui. Peuple et auteur se corrompent l'un par l'autre. Il n'est pas question de la vérité dans ses pages, elle n'y brille que par son absence ; quand il devrait travailler à la régénération de la France, pour de l'argent, il en avance la corruption.
Source : Gallica

Abbé Roux Gloire à Marie, protectrice de la France… (1872)

La France est révolutionnaire, parce qu'elle est incrédule et impie ; or, l'impiété fait sa décadence. Depuis un grand siècle, on a mis une satanique persévérance à la pervertir. Le mal, confiné d'abord dans certaines classes de la société, est descendu dans le peuple et a gagné le corps entier. Je crains que la Révolution n'ait pas dit son dernier mot, car, selon la pensée de Donoso Cortez, on ne ramène pas à la foi tout un peuple qui l'a volontairement perdue. Si la France ne sent pas ce mal presque incurable, c'est que la gangrène est l'apaisement des douleurs, mais c'est la mort.
Source : Gallica

Abbé Roux Gloire à Marie, protectrice de la France… (1872)

Cependant, j'ai hâte de le dire, dans cet abaissement de la nation, dans cet effondrement universel, l'esprit se reposait avec satisfaction sur ces hommes au mâle courage qui ont conservé le feu sacré du patriotisme ; Eh bien ! ils étaient tous des hommes pleins de foi, hommes aux fortes convictions. Prêtres, religieux, gentilshommes, soldats et mobiles, ils sont restés debout sur nos ruines, et forçant l'estime de l'ennemi, ils ont sauvé, non la fortune, mais l'honneur de la France. De si nobles âmes nous permettent d'espérer encore, quelle que soit la plaie qui nous dévore.
Source : Gallica

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