“ Je vous parlerai une autre fois, messieurs, du glyciphage et du psoropte. L’animal extraordinaire et redoutable que je vais vous montrer aujourd’hui, c’est le sarcopte. Chose effrayante et merveilleuse ! l’acarien du chameau, qui ne ressemble pas à celui du cheval, ressemble à celui de l’homme. De là une confusion possible, dont les suites seraient funestes (j’écrivais toujours) . Étudions-les, messieurs ; étudions ces monstres. La forme de l’un et de l’autre est à peu près la même ; mais le sarcopte du dromadaire est un peu plus allongé que le sarcopte humain ”
Sarcopte
Définition et enjeux
Citations sur “sarcopte”
Romain Moniez, Traité de parasitologie animale et végétale… (1896)
“ Pour obtenir un Sarcopte, dit Grisolle, — il s'agit des femelles — on déchire le sillon qu'elle a creusé dans la peau avec une aiguille, à quelques millimètres du cul-de-sac, on arrive avec précaution au centre de celui-ci et, passant l'aiguille sous le parasite, on l'amène au dehors. On dirait qu'on a alors au bout de l'instrument un « grain de fécule » ; placé sur l'ongle, l'animal ne bouge pas de quelque temps, mais bientôt il se ranime et il court. La femelle a seule de l'importance au point de vue pathologique; seule elle creuse les galeries sur lesquelles nous reviendrons plus loin ”
Romain Moniez, Traité de parasitologie animale et végétale… (1896)
“ Le mâle du Sarcopte se distingue de la femelle par l'existence de ventouses à toutes les pattes, sauf à la troisième paire; son armure génitale est complexe; il est long de 200 à 250 μ, large de 160 et n'a par conséquent que le tiers ou la moitié de la taille de la femelle ovigère (1) . La gale humaine, produite par le Sarcoptes scabiei, a été observée sur presque tous les points du globe ; même dans les archipels à peine fréquentés par les navigateurs, on en a constaté des cas, souvent nombreux. ”
Alphée Cazenave, Pathologie générale des maladies de la peau… (1862)
“ A l'extrémité initiale, ou orifice du sillon, on voit les lambeaux épidermiques que le sarcopte a déchirés et écartés pour se frayer un passage. DE LA PEAU. 175 Les vésicules sont transparentes au sommet, rosées à la base, acuminées, discrètes, et accompagnées de vives démangeaisons. Le sarcopte est la seule cause de la gale, et cette arachnide n'a été observée que dans cette maladie. Il y a cependant dans la science trois faits qui, s'ils sont la gale, sont au moins bien insolites et bien remarquables. ”
Alexandre Auzias-Turenne, La syphilisation (1878)
“ Un exemple emprunté à la pathologie peut me venir en aide dans l'expression de ma pensée. Le sarcopte de la gale vit et pond des oeufs à la surface de l'organisme sous l'épiderme. En dépit de cette vie organique,j'ai pu conserver vivants, entre deux verres, pendant plusieurs heures, des sarcoptes, et pendant plusieurs semaines des oeufs de sarcoptes. Or, qui serait en mesure de nier qu'un principe virulent ne puisse se trouver sous une forme plus ou moins analogue, et exister longtemps en dehors de l'organisme, comme l'oeuf du sarcopte. ”
Émile Baudot, Traité des affections de la peau… (1869)
“ Le sarcopte mâle est plus petit (de près de moitié) ; chez lui, les saillies cutanées du dos sont moins nombreuses, les pattes postérieures moins écartées et leurs apodèmes unis sur la ligne médiane ; la troisième paire a des poils plus longs ; enfin, et c'est là le principal caractère distinctif, la dernière paire plus courte porte, comme les paires antérieures, des ambulacres terminés par une ventouse. Les mâles, beaucoup plus rares que lès femelles, ne creusent pas de sillons ”
Louis Figuier,
Les animaux articulés, les poissons et les reptiles…
(1876)
“ Quand on sait que l'affection galeuse est due à l'invasion du Sarcopte, on s'explique toutes les circonstances que présente cette maladie. Personne n'ignore que la gale se communique facilement, soit par le contact, soit par la cohabitation, soit par l'usage des mêmes vêtements et du même linge. L'homme peut communiquer cette maladie, non-seulement à des individus de son espèce, mais aussi à des animaux d'espèces très-différentes, et il peut la reprendre ensuite de ces derniers. ”
Louis Figuier,
Les animaux articulés, les poissons et les reptiles…
(1876)
“ On donne à l'Acarus qui produit la gale chez l'homme le nom de Sarcopte de l'homme (de cap*, chair, et XOTTCW, je coupe) . Le Sarcopte de l'homme, c'est-à-dire l'être microscopique qui produit la gale chez l'homme, a été connu des médecins du moyen âge, mais ce n'est que dans notre siècle qu'il a été étudié d'une manière approfondie. ”
Jean Reynal, Traité de la police sanitaire des animaux domestiques… (1873)
“ La gale sarcoptique se montre d'abord au garrot, d'où elle s'irradie dans toutes les directions, le long du cou, des épaules, des côtes et du dos; la tête et les membres finissent par être envahis et par être dépilés comme le reste du corps; mais les régions occupées par les crins sont souvent épargnées par le sarcopte, et, contrairement à ce qui se passe dans la forme dermatodectique, les crins ne tombent pas; ils restent solidement implantés dans l'épaisseur de la peau. ”
Jean-Augustin Barral,
Dictionnaire d'agriculture : encyclopédie agricole complète…
(1886-1892)
“ Mais la cinquième tribu renferme trois genres qui doivent fixer l'attention : le Sarcopte, qui détermine la gale chez l'homme et un grand nombre d'animaux; le Psoropte, qui habite sur le cheval, le bœuf, le mouton, le lapin et y détermine aussi la maladie de la gale ; le Choriople, qui vit sur la plupart des animaux domestiques et y caractérise des gales spéciales. 5. Les Sciridés. Acariens terrestres dont le squelette a pour base des épimères. Les pattes sont à six articles ; les mandibules sont styliformes, et les pattes sont libres et antenniformes. ”
Jean-Henri Fabre,
Éléments d'histoire naturelle des animaux…
(1881)
“ Le Sarcopte de la gale.-Un autre Acarus, plus petit encore que celui du fromage, et nommé Sarcopte, s'établit dans notre peau, qu'il laboure de sillons à la manière d'une taupe fouillant une prairie. Ses taupinières à lui sontde petits boutons, des pustules, siège de cuisantes démangeaisons. Telle est la cause de la maladie appelée gale. Un ciron de rien nous travaille la peau et nous voilà pris de démangeaisons intolérables. La gale se propage par le simple toucher, parce que l'animalcule passe de la personne malade sur celle qui ne l'est pas. ”
Joseph Rainard, Traité de pathologie et de thérapeutique générales vétérinaires… (1840)
“ Enfin parmi les ectozoaires ou animaux qui se developpent à la surface extérieure du corps , qui naissent du corps animal lui-même et qui s'y forment de toutes pièces, on range deux espèces : l'acarus ou sarcopte de la gale et le pou. Nés spontanément sur un animal, ces insectes peuvent par le contact passer sur d'autres individus et s'y multiplier par génération, mais ils peuvent aussi naître sans parents. ”
Louis Fleury, Cours d'hygiène fait à la Faculté de médecine de Paris… (1852)
“ Gras a fait sur les mœurs et les habitudes du sarcopte de la gale des observations intéressantes. Si l'on place un sarcopte sur l'épiderme, on le voit errer çà et là en suivant de préférence les rides de la peau; mais il ne tarde pas à pénétrer sous l'épiderme , en s'y creusant un petit canal. Le sujet éprouve, en même temps, une démangeaison plus ou moins violente qui, parfois, se fait sentir trois à quatre heures après l'application des insectes. Le temps employé par l'acare, pour accomplir son travail, est trèsvariable ”
Isidor Neumann von Heilwart, Traité des maladies de la peau… (1880)
“ Aujourd'hui personne ne nie plus l'existence de l'acarus, mais il reste un petit nombre de médecins qui refusent de le considérer comme la cause unique de la gale. Avant de passer à la description des symptômes cutanés produits par le sarcopte, il est bon de consacrer un article à part à l'histoire de cet animalcule. Histoire naturelle. — Le parasite de la gale, sarcoptes hominis (Raspail) , acarus scabiei (Geer) , est un arachnide de la tribu des acarides. Description de l'insecte femelle. — La femelle, plus grosse que le mâle, est visible à l'oeil nu. ”
Romain Moniez, Traité de parasitologie animale et végétale… (1896)
“ Le Sarcope de la gale est ovipare, quelquefois vivipare, d'après Bourguignon; ses oeufs ovales, de couleur gris perle, mesurent 150 μ de long sur 100 μ dans leur plus petit dia- 528 ARTHROPODES. mètre; on n'est pas d'accord sur la durée de l'incubation, qui du reste est très rapide. Fig. 95. — Sillon renfermant un Sarcopte femelle à son extrémité, d'après Hebra. Ce Sarcopte contient un oeuf; derrière lui, on voit une série d'oeufs rangés dans l'axe du sillon : dans les plus éloignés, l'embryon est de plus en plus développé. Les points noirs sont les excréments du parasite. Grossi 70 fois. ”
Émile Baudot, Traité des affections de la peau… (1869)
“ Les sarcoptes mâles, les nymphes, les femelles non fécondées, ne jouent qu'un rôle secondaire ; ils peuvent déterminer quelque irritation, mais leur nombre ne pouvant augmenter, il n'y a pas de véritable psore. Au contraire une seule femelle fécondée peut à elle seule produire la gale, puisqu'elle donne naissance à un grand nombre d'oeufs, qui éclosent, et produisent de nouveaux acares, origines d'autres générations, etc. ”
Romain Moniez, Traité de parasitologie animale et végétale… (1896)
“ Mécanisme des lésions de la gale. — Le Sarcopte femelle ne joue pas seulement dans la peau le rôle d'un corps étranger, il irrite les papilles nerveuses par ses mouvements, il détruit les tissus en progressant et déverse dans la plaie le produit venimeux de ses glandes salivaires (1) : il y a donc là une (1) Cette action a été mise en évidence par une expérience du professeur Hardy, qui s'inocula sur le dos de la main la matière visqueuse produite en écrasant huit Sarcoptes récemment extraits ”
Émile Baudot, Traité des affections de la peau… (1869)
“ Si l'on place ce point, blanc sous le champ du microscope, on constate tous les détails ci-dessus indiqués. 2° Modifications imprimées directement par le parasite a la peau et à ses annexes.— Les sillons constituent un symptôme pathognomonique de la gale et indiquent le point où on doit trouver A. Acarus femelle. B. Acarus mâle. AFFECTIONS PROVOQUEES PARASITAIRES. 229 le sarcopte . Leur existence suffit pour permettre de diagnostiquer la gale. Ils sont uniquément déterminés par la femelle qui seule creuse avec son rostre des galeries dans l'épaisseur de l'épiderme. ”
La chasse moderne : encyclopédie du chasseur… (1912)
“ Il y a deux sortes de gale : la gale sar-coptigue et la gale folliculaire. La gale sarcoptique est causée par le Sarcoptes scabiei (fig. 6) , un acarien qui ressemble à une petite tortue, et qui n'a qu'un tiers de millimètre de long ; . c'est le même qui cause la gale humaine, aussi la gale du chien est-elle con-tagieuse con-tagieuse l'homme aussi bien qu'aux chiens ; heureusement, elle est facile à guérir par des frictions de pommade sulfureuse, dite d'Helmerich, dont voici la composition : Fleur de soufre... 20 grammes. ”
Vocabulaire de l'hygiène et de la santé (1831)
“ On calme la douleur et on favorise l'expulsion du bourbillon par l'emploi de VOnguent maturatif; on fait disparaître les causes résultant d'un état général de l'économie par les évacuants et notamment par de doux laxatifs, tels que la Purgation végétale. (Voyez Spécialités) . G Gale. — Maladie parasitaire de la peau, causée par un animalcule du genre acarus, nommé sarcopte par les naturalistes. Elle se reconnaît à un plus ou moins grand nombre de sillons dans lesquelsvivent les sarcoptes, et qu'on trouve aux mains, aux pieds, aux aisselles, à l'abdomen, etc. ”
Romain Moniez, Traité de parasitologie animale et végétale… (1896)
“ Les larves que l'on connaît de ce genre vivent dans le canal nasal des Daims. C'est évidemment un parasite accidentel. Sarcophaga magnifica,Schiner, 1862 (Sarcophila Rondani ; S. Wohlfarti, Portschinsky, 1875) . Les Sarcophages sont des Mouches assez velues, chez lesquelles le troisième article des antennes est en général d'une longueur triple du deuxième ; le style des antennes, velu à la base, est nu à l'extrémité; l'abdomen est pourvu de grosses soies au moins sur les derniers segments ; d'ordinaire le thorax porte trois bandes noires longitudinales; l'abdomen est tacheté. ”
Paul Vibert,
Pour lire en automobile
“ Enfin nous arrivâmes au fond d’une petite pièce circulaire, en forme de cloche à fromage et devant nous, à nos pieds, sur de légers socles de porphyre, quatre sarcophages : ceux de deux grandes personnes et de deux petits enfants d’une dizaine d’années, à n’en pas douter. Je n’insisterai pas sur les précautions religieuses avec lesquelles j’ouvris les deux grands d’abord qui renfermaient l’un une momie d’homme et l’autre une momie de femme que je reconnus de suite pour un roi et une reine, aux attributs peints et admirablement conservés sur les sarcophages. ”
Romain Moniez, Traité de parasitologie animale et végétale… (1896)
“ La femelle dépose ses larves dans les plaies des animaux ou dans les points où la peau est mince, comme dans la région inguinale, ou encore dans les cavités naturelles (oreilles, nez) . Ces larves, en rongeant les tissus, peuvent produire en peu de temps de graves désordres. La Sarcophile attaque les Boeufs, les Chevaux, les Porcs, les Moutons, les Chiens et même les Oiseaux domestiques, les Oies en particulier. ”
Louis Tullius Joachim Visconti, Description de la villa Albani… (1869)
“ SARCOPHAGE strié, marbre de Luni. Au milieu du flanc antérieur, est sculptée en basrelief l'allusion funèbre, ordinaire, d'Amour et Psyché ; aux extrémités, l'emblème habituel du lion tenant entre ses griffes un cheval qu'il dévore. 880. SARCOPHAGE, marbre de Luni. Le devant est orné d'encarpi grandioses soutenus aux extrémités par deux Génies. Les deux du milieu sont surmontés des portraits ébauchés, que l'on devait finir ensuite en déterminant les traits des morts dont le sarcophage était destiné à renfermer les dépouilles. Au bas, on voit quelques animaux. ”
A. Cochut, Revue des Deux Mondes
“ On en voit qui se mettent dans la bouche des scorpions, des serpens, qu’on tire de petits sacs de peau. On se passe de main en main des fers rouges sans se brûler ; on marche sans se blesser sur le tranchant des sabres ; c’est à qui excitera au plus haut point la religieuse terreur des assistans. ”
Henri Coupin, Les plantes originales (1909)
“ Sarcophyte sanguinea, Plante parasite du Cap de Bonne-Espéranc ( les autres sur un mandrin ovoïde de l'aspect le plus étrange ; l'helosis guyanensis (fig. 19) , du Mexique et de la Guyane, qui ressemble encore plus que les précédents à un champignon, dont il a le genre de vie; le lophophytum, du Brésil, que les botanistes ont bien fait de qualifier de mirabile ; le sarcophyte sanguinea (fig. 20) , du Cap de Bonne-Espérance, qui dégage une odeur fétide et dont la couleur rouge sang rend encore plus singulière sa forme ramifiée et le fait res- sembler à une branche de corail. ”
Léonce de Lavergne,
Dictionnaire encyclopédique usuel…
(1858)
“ SCAPULUM, mot latin qui signifie épaule, et que quelques anatomistes ont fait passer dans la langue française comme synonyme d'omoplate. SCARABÉE, genre d'insectes de l'ordre des coléoptères, section des pentamères, famille des lamellicornes, tribu des scarabéides. Ces insectes ont le corps ovoïde, convexe, la tête presque trigone, ayant un chaperon simple et muni d'une corne; des antennes courtes, composées de six articles, un écusson distinct, triangulaire, des élytres grandes et recouvrant les ailes de l'abdomen; les jambes fortes. ”
Félix Lajard, Mémoire sur une urne cinéraire du musée de la ville de Rouen… (1843)
“ Un autre sarcophage peut, de son côté, nous apprendre que les Grecs, à l'exemple aussi des peuples de l'Orient, employèrent, avec une acception funéraire, l'association du taureau et du lion, sans s'assujettir à représenter ces deux animaux dans l'action de combattre l'un contre l'autre. Ce sarcophage fut découvert dans l'île de Chypre par Corneille Le Bruyn3, vers la fin du XVIIe siècle. Il était placé entre deux colonnes, à l'entrée d'un des jardins du Monastère de la Paix 4, et servait d'auge à une fontaine. ”
Émile Zola,
Nouveaux contes à Ninon
“ Et la Sarcleuse se perdra dans les fourrés, écartant des poignées de tiges plus hautes qu’elle, se frayant un passage au milieu de brins de chiendent grands comme de jeunes bouleaux, luttant encore, jusqu’au jour où ces brins la lieront de toutes parts, la prendront aux membres, à la taille, à la gorge, pour la jeter morte à cette mer qui la roulera dans le flot toujours montant des verdures. ”
Eugène Caustier, Zoologie à l'usage des élèves des classes de sixième A et B… (1909)
“ Prenons pour exemple l'Escargot (fig. 400) . Lorsqu'il rampe sur le sol, son corps est nettement divisé en trois parties ; 1° le tronc ou tortillon, qui contient les principaux organes et qui est logé dans la coquille ; 2° la tête, qui porte quatre cornes ou tentacules dont les deux plus grands portent les yeux ; 3° le pied, Fig. 400. — Escargot qui a la forme d'une large semelle musculaire sur laquelle rampe l'animal et qui laisse sur le sol une mucosité bien connue marquant le trajet suivi. ”
