Daniel Heinsius, Éloge du pou, traduit du latin par Victor Develay (1870)
“ Quel est l'homme assez dépourvu de bon sens pour ne pas reconnaître la preuve de cette influence dans la cause de l'accusé ? Le pou, cet animal fameux que tout le monde connaît, cet hôte domestique de l'homme, né de l'homme qui l'a engendré, nourri dans ses foyers, qui partage sa fortune, ses pénates, tout ce que sa famille a de sacré, votre compagnon le plus fidèle, on se plaît à l'écraser, on le couvre jusqu'à présent du plus profond mépris, on ne lui interdit pas seulement la terre et l'eau, on le chasse du seul asile où il puisse vivre et prospérer, du corps humain. ”
