Dent canine

Définition et enjeux

Mme Fanton Le Conservateur de la bouche, par M. Fanton… (1860)

Lorsqu'une incisive ou une canine est tellement gâtée qu'elle en est noire et difforme, si l'on est forcé de l'ôter par la seule douleur qu'elle produit sans aucune autre maladie à la gencive ou à l'alvéole, il faut au moins ménager sa racine pour y ajouter une dent à pivot. On doit faire la même chose lorsqu'il reste une racine dont la dent s'est détachée, soit par l'effet de la carie, soit par quelque chute ou autre accident.
Source : Gallica

Jules Béclard Traité élémentaire de physiologie humaine… (1855)

Les canines n'ont point, chez l'homme, d'usage bien caractérisé, car elles dépassent à peine le niveau des autres dents. Elles jouent cependant un rôle dans la mastication des substances élastiques (tendons, ligaments) , très-réfractaires à l'action des mâchoires, en perforant et en dissociant ces substances. On se sert encore des dents canines pour briser des corps résistants. La dent canine étant pointue, la pression qu'elle exerce est énergique, parce qu'elle est à peu près concentrée en un point, au lieu d'être répartie sur une surface, comme pour les molaires.
Source : Gallica

Portrait de Marcellin Boule Marcellin Boule Les hommes fossiles : éléments de paléontologie humaine (1923)

LES DENTS. La canine trouvée par M. Teilhard (fig. 99) diffère d'une canine humaine par ses plus grandes dimensions, par la forme plus élevée, plus conique, plus comprimée de sa couronne et par son mode d'usure qui implique l'existence, à la mâchoire opposée, d'une dent analogue et peut-être d'un vide ou diastème correspondant. Cette canine a
d'abord été attribuée à la mandibule par S. Woodward qui a
noté ses ressemblances avec les canines de Singes et avec la canine inférieure de lait humaine.
Source : Gallica

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