Louis François Étienne Bergeret, De l'Abus des boissons alcooliques… (1870)
“ Sa raison, égarée par les fumées de l'alcool, avait laissé pénétrer dans son cerveau des fantômes imaginaires dont il avait entretenu ses amis les jours précédents. L'ivrogne que poursuivent des idées de suicide les puise souvent dans ses excès même, qui finissent par répandre sur son esprit la teinte la plus lugubre ; tous les objets s'assombrissent autour de lui. Il n'est pas rare alors de le voir chercher la mort dans le liquide même qui lui a versé au fond de l'âme le poison amer de la mélancolie et de la désespérance. ”
