Résumé

Jean Petit De la vipère et des moyens de remédier à sa morsure

Pline, qui écrivit sur presque toutes les branches de l’histoire naturelle, et dont les travaux ne sont qu’une immense compilation dont il puisa les matériaux dans plus de deux mille volumes grecs ou latins tissus d’erreurs, dit que la vipère est le seul serpent qui se cache dans la terre ; elle y peut vivre une année entière, dit-il, pourvu qu’elle ne soit pas saisie par le froid ; pendant tout le temps de sa retraite, elle reste sans venin. Plus loin, l’immortel naturaliste de Côme dit que la vipère a été connue de tout temps.
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Jean Petit De la vipère et des moyens de remédier à sa morsure

De tous les reptiles venimeux de l’Europe, elle est sans contredit, celui dont la piqûre détermine dans l’espèce humaine les symptômes les plus graves, les plus effrayants, le plus souvent mortels, quoique pour empêcher l’effet délétère de ses piqûres, il suffise, à l’exemple des charlatans de l’Europe, de boucher avec une cire molle le trou de chacun de ses crochets à venin, sans que même il soit besoin d’imiter les Psylles de l’Inde et les jongleurs de l’Égypte, qui arrachent complètement ceux-ci.
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Jean Petit De la vipère et des moyens de remédier à sa morsure

Cause essentielle d’un état morbide bien moins dangereux pour les animaux domestiques que pour l’homme, la vipère dut dans les premiers temps être chassée comme un animal dangereux, et sa piqûre l’objet des soins médicinaux plus ou moins absurdes connus alors. En effet, l’histoire nous apprend que depuis l’antiquité la plus reculée, ce serpent a inspiré à l’homme et à la plupart des autres êtres animés, des craintes justement fondées et une horreur insurmontable.
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