Résumé

Paul Reis Etude sur Broussais et sur son oeuvre (1869)

Pour moi, dit Broussais, je n'ai jamais observé, soit dans une affection aiguë, soit dans une chronique, aucune diarrhée dont je n'aie trouvé l'explication dans la phlogose de l'intestin. Un homme actuellement bien portant peut être à la longue épuisé, exténué par un dévoiement dont le début n'est marqué ni par la fièvre, ni par de la douleur, et qui se prolonge sans causer, dans l'harmonie générale, aucun désordre considérable; et néanmoins, ce dévoiement est comme les autres l'effet d'une phlogose de la muqueuse du gros intestin.
Source : Gallica

Paul Reis Etude sur Broussais et sur son oeuvre (1869)

Les pères de l'éclectisme osent recommander à leurs disciples de se former chacun une
doctrine particulière, en étudiant les systèmes innombrables qui tour à tour ont défiguré la médecine; ils leur supposent, au début de leur carrière, un jugement plus solide que ne le fut celui de tous les fondateurs en médecine ! Dire à ces jeunes gens : formez-vous une doctrine aux dépens de tous les auteurs sans vous attacher à aucun d'entre eux, c'est leur dire : la médecine n'est point une science, c'est un amas de préceptes plus où moins bons, de pratiques plus ou moins mauvaises
Source : Gallica

Paul Reis Etude sur Broussais et sur son oeuvre (1869)

C'est, toujours d'après Broussais, ce grand médecin qui fonda le premier la pathologie sur la connaissance des phénomènes de la vie. Il fit intervenir en premier ordre une force spéciale qu'il nomma la sensibilité, dont les nerfs sont les agents, et qui préside au mouvement vital propre à chaque organe. La vie n'est que
sentiment et mouvement; le cerveau, le cœur et l'estomac sont le triumvirat, le trépied de Iii vie.
Source : Gallica

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