Anonyme ; Jean-Baptiste Bertrand : Observations en fin de livre., Relation historique de la peste de Marseille en 1720 (1721)
“ Differentes pestes qui ont affligé Marseille. DE toutes les calamités publiques la peste est constamment la plus cruelle & la plus terrible. La guerre & la famine ne présentent rien de si affreux, que ce que l’on voit dans une Ville affligée de ce malheur. On peut, par la soûmission & par l’obéissance, fléchir la colere d’un puissant ennemi, se dérober à sa fureur par la fuite, la repousser par une vigoureuse resistance. On peut arrêter la rapidité de ses conquêtes, par l’oposition d’une Place, que l’art d’accord avec la nature, auront mis en état de le lasser, par une longue défense. ”
