Jean-Henri Fabre,
Souvenirs entomologiques
“ Ce que je désirais, ce que je désire encore aujourd’hui, c’est de voir le Pompile aux prises avec la Lycose. Quel duel, où la ruse de l’un doit maîtriser les terribles armes de l’autre ! L’hyménoptère pénètre-t-il dans le terrier pour surprendre la Tarentule au fond de son repaire ? Ce serait témérité pour lui fatale. Où le gros Bourdon périt à l’instant, l’audacieux visiteur périrait aussitôt entré. L’autre n’est-elle pas là, face à face, prête à lui happer la nuque, dont la blessure amènerait la mort soudaine ? Non, le Pompile n’entre pas chez l’Araignée, c’est évident. ”
