Sitaris

Définition et enjeux

Henri Beauregard,  Les Insectes vésicants, par H. Beauregard… (1890)

“ Sitaris. - Nous n'avons pas d'observations relatives à la ponte des Cérocomes et des Zonitis. Les individus de ces deux genres que j'ai eus en ma possession, ont rarement pondu, et en tous cas, je n'ai pu observer les pontes ; quant au Sitaris, nous savons, grâce aux belles études de Fabre, qu'il se distingue sous ce rapport de toutes les espèces que nous avons citées jusqu'ici. La femelle ne creuse pas de trou pour y enfouir ses oeufs, elle les pond à l'entrée des galeries des Antophores. ”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Henri Fabre Jean-Henri Fabre,  Souvenirs entomologiques

“ Dans l’intervalle de vingt-quatre heures, les élytres prennent leur coloration mi-partie fauve et noire ; les ailes s’obscurcissent, et les pattes achèvent de se teindre en noir. Cela fait, l’organisation adulte est parachevée. Cependant le Sitaris séjourne une quinzaine de jours encore dans la coque jusqu’ici intacte, rejetant par intervalles des crottins blancs d’acide urique, qu’il refoule en arrière avec les lambeaux de ses deux dernières dépouilles, celles de la troisième larve et celle de la nymphe. ”
Source : Wikisource

Portrait de Jean-Henri Fabre Jean-Henri Fabre,  Souvenirs entomologiques - Livre I

“ Cinq Sitaris sont implantés dans la toison du thorax. C'est fait, le problème est résolu!... Les larves de Sitaris, comme celles des Méloés, se cramponnent à la toison de leur amphitryon et se font voiturer par lui jusque dans la cellule. Dix fois je recommence l'épreuve avec les divers hyménoptères qui viennent butiner sur les lilas en fleurs devant ma fenêtre, et en particulier avec les Anthophores mâles; le résultat se maintient le même: les larves s'implantent au milieu des poils de leur thorax. Mais après tant de désappointements on devient méfiant ”
Source : Gutenberg

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