Justin Dupain

Élements biographiques

Justin Dupain Bizarreries, 1874 (1875)

A PLUSIEURS
— Gomme une coquette aime un diamant, Vous aimez le chant jusqu'à la démence ! L'inspiration, l'ardeur, l'indolence, Rendent si joli votre front charmant !
— Vous aimez danser? — C'est si gai, la danse ! Et quand vous passez triomphalement
Dans le tourbillon d'une valse immense, Vous êtes si belle au bras d'un amant !
— Vous aimez l'amour? Mais votre maîtresse Peut vous détester, ayant la jeunesse,
Et n'avoir pas d'âme, ayant la beauté!
La simple candeur n'est plus de ce monde ! Toute passion, fut-elle profonde, Emprunte sa force à la vanité!
Source : Gallica

Justin Dupain Bizarreries, 1874 (1875)

UN MOT DE POLITIQUE
— Nobles coeurs qui, croyant aux vertus populaires, Rêvez l'indépendance avec la liberté !
— Défenseurs du passé, dont les phrases altières Vantent l'indépendance avec la royauté !
Tous, qui que vous soyez, fils de la loyauté, Qui n'admettez jamais d'opinions contraires, Et conservant toujours vos passions entières. Seuls, prétendez aimer la pure honnêteté ;
Vous devriez savoir que l'erreur en ce monde Dans les coeurs les plus droits met sa trace profonde, Que les plus convaincus sont souvent les plus faux,
Que l'amour pur du vrai condamne la licence.
Source : Gallica

Justin Dupain Bizarreries, 1874 (1875)

Dans les maisons de Dieu, quand je pénètre encore, Ce n'est pas au hasard, ainsi que les passants, C'est à l'heure où mugit l'orgue plein et sonore, Dont les larges échos roulent les sons puissants !
Sous les jaunes reflets d'un soleil qui la dore, La foule, qu'environne un nuage d'encens, Tout entière à l'amour du Seigneur qu'elle adore, Entend, sans écouter, ces magiques accents !
Source : Gallica

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