Jean-Henri Fabre,
Souvenirs entomologiques : études sur l'instinct et les moeurs des insectes…
(1920-1924)
“ La vie, dans sa généralité, n'est qu'un immense brigandage. La nature se dévore elle-même ; la matière se maintient animée en passant d'un estomac à l'autre. Au banquet des existences, chacun est tour à tour convive et mets servi ; aujourd'hui mangeur, demain mangé ; hodie tibi, cras mihi. Tout vit de ce qui vit ou a vécu ; tout est parasitisme. L'homme est le grand parasite, l'accapareur effréné de tout ce qui est mangeable. Il dérobe le lait à l'agneau, il dérobe le miel aux fils de l'Abeille comme la Mélecte usurpe la pâtée des fils de l'Anthophore. ”
