Résumé

Portrait de Antoine Meillet Antoine Meillet Esquisse d'une grammaire comparée de l’arménien classique

Le cas de l’arménien diffère de celui de l’irlandais qu’aucun écrivain n’a fixé dès le début et pour lequel on n’a d’abord que des gloses servant à interpréter des textes latins. Comme le gotique et le slave, l’arménien a été dès l’abord fixé par un lettré qui a constitué une grammaire régulière et un vocabulaire permettant de traduire les textes sacrés du grec ou de rédiger des textes chrétiens pour les besoins des fidèles. Il y a donc eu dès l’abord une langue pourvue d’une grammaire exacte et d’un vocabulaire précis et notée par un alphabet bien adapté au phonétisme de la langue.
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Les aspirées փ, թ, ք, ց, չ ont conservé jusqu’aujourd’hui leur ancienne prononciation dans les parlers arméniens : en vertu de leur caractère d’aspirées, elles ne comportent qu’une pression faible des organes d’occlusion ; néanmoins elles ne sont nulle part devenues de simples spirantes et ont partout conservé leur caractère d’occlusives ou de mi-occlusives. Le caractère sourd de պ, տ, կ, ժ, Ճ et sonore de բ, դ, գ ձ, ջ est établi par l’ensemble des rapprochements de l’arménien avec l’iranien, le syriaque, le grec et le géorgien et n’est pas contesté.
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Le subjonctif arménien, bien qu’étant une formation nouvelle, répond aux emplois du subjonctif et en partie aussi à ceux de l’optatif indo-européen. C’est la forme où la différence de valeur des thèmes du présent et d’aoriste est le plus sensible, l’un indiquant un procès qui dure, l’autre un procès qui aboutit à un terme
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