Antoine Meillet,
Esquisse d'une grammaire comparée de l’arménien classique
“ Le cas de l’arménien diffère de celui de l’irlandais qu’aucun écrivain n’a fixé dès le début et pour lequel on n’a d’abord que des gloses servant à interpréter des textes latins. Comme le gotique et le slave, l’arménien a été dès l’abord fixé par un lettré qui a constitué une grammaire régulière et un vocabulaire permettant de traduire les textes sacrés du grec ou de rédiger des textes chrétiens pour les besoins des fidèles. Il y a donc eu dès l’abord une langue pourvue d’une grammaire exacte et d’un vocabulaire précis et notée par un alphabet bien adapté au phonétisme de la langue. ”
