Joseph Balthasar Silvestre

Élements biographiques

Joseph Balthasar Silvestre Paléographie universelle : collection de fac-similé d'écritures de tous les peuples et de tous les temps tirés des plus authentiques documents de l'art graphique… (1839-1841)

Tout auprès, à droite, est la place toute jaunâtre du sceau qui portait l’empreinte de l’anneau de Childebert III. Pour placer ce sceau, le parchemin avait subi une
ouverture en forme d’étoile; les appendices découpés en pointes sont encore relevés au verso du diplôme.
Sa date est à la dernière ligne. Dans le siècle antérieur, le vie, la date précédait
la signature. L’écriture de cette date, partie essentielle de tout acte, n’est pas en
lettres plus hautes que celles du texte; mais cette écriture est un peu moins confuse,
moins indistincte, les mots y sont parfois quelque peu séparés.
Source : Gallica

Joseph Balthasar Silvestre Paléographie universelle : collection de fac-similé d'écritures de tous les peuples et de tous les temps tirés des plus authentiques documents de l'art graphique… (1839-1841)

LE règne de Charlemagne fut pour l’écriture française une époque de renouvellement qui, malheureusement, ne se maintint que jusqu’au règne de Hugues Capet, et depuis elle a toujours été en se dégradant de siècle en siècle, sous les formes dites gothiques, jusqu’au nouveau renouvellement de l’écriture, des lettres et de la critique, au xvie siècle. L’écriture franco-gallique des Mérovingiens fut d’ahord modifiée dès les premiers temps de la seconde race, arrangée, débarrassée de ses nombreuses liaisons, de ses monstrueuses complications; on lui donna des proportions plus régulières en tout sens
Source : Gallica

Joseph Balthasar Silvestre Paléographie universelle : collection de fac-similé d'écritures de tous les peuples et de tous les temps tirés des plus authentiques documents de l'art graphique… (1839-1841)

L’Italie devint sa nouvelle patrie; le grand Cosme Médicis l’attira à Florence, et le combla de faveurs.
Bientôt après, la peste en éloigna Argyropoulo; Rome l’accueillit à son tour, et il y mourut en y enseignant le grec et la philosophie.
On voit par le texte de notre manuscrit que Jean Argyropoulo s’adonna aussi à l’étude de la langue latine, étude alors d’une très-haute utilité dans les mains des Grecs lettrés, qui devenaient ainsi les truchemans réciproques des deux idiomes, et rendaient vulgaires parmi les savants latins les chefs-d’oeuvre de Fantique littérature
grecque.
Source : Gallica

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