Bernard Gaudeau, Les prêcheurs burlesques en Espagne au XVIIIe siècle… (1891)
“ Dès lors, une amitié solide s'établit entre Isla et Feijôo. Ils se rencontreront souvent encore en face d'ennemis communs. Le Bénédictin dissertera avec clarté, abondance et vigueur; le Jésuite attaquera en se jouant et portera des coups à la fois plus redoutables et plus mesurés : l'un, impétueux et lourd, l'autre, vif et alerte. Le style de Feijôo, sans relief et énervé par le gallicisme, verra peu à peu son intérêt disparaître avec la nouveauté des choses qu'il exprime ; celui d'Isla gardera, pour les amis de l'idiome castillan, une saveur qui ne disparaîtra qu'avec la langue même. ”
